Le gel est un facteur particulièrement actif qui agit sur les propriétés du béton. Les températures froides conduisent invariablement à la dégradation de ce matériau de construction. Toutefois, avec la maitrise de quelques pratiques, des solutions existent pour réussir un bétonnage par temps froid. Découvrez avec nous comment ça se passe et comment le réaliser.

Bétonnage par temps froid : Est-ce nécessaire?

La qualité finale du béton s’altère en raison des conditions climatiques. Le froid et le gel peuvent dégrader la qualité de la matière. La réalisation de ce projet se complique une fois que le temps passe le cap inférieur de 5 °C.

La température glaciale agit sur la structure physique et mécanique de la composition. Mais des actions peuvent être entretenues pour la mise en œuvre de bétonnage par temps froid.

pose béton par temps froid

Quelle solution pour un béton résistant au gel?

Les experts conseillent la mise en œuvre des techniques suivantes.

Générer la bonne quantité de chaleur pour le béton frais

Le reconditionnement du traitement et de la procédure de fabrication de la matière est conseillé pour le bétonnage par temps froid. L’idée est de chauffer l’eau de gâchage. Les responsables continuent par la suite à maintenir la bonne température pendant le transport. Lors de sa mise en place, c’est au niveau du coffrage que les actions de chauffage sont entretenues.

Le stockage est effectué à l’abri du gel. Au pire des cas, l’injection de vapeur devient incontournable avant son déversement dans le malaxage. En effet, l’on gagne une meilleure isolation thermique avec le coffrage en bois par à ceux en métal.

Ajouter un maximum de protection

Certains professionnels utilisent des coffrages à haute isolation à base de calorifugeage. Cette technique réduit les chocs thermiques avec la basse température à l’extérieur. Elle constitue l’idéal pour le maintien de l’hydratation du ciment.

Il faut également protéger les surfaces du béton frais contre toute dessiccation. Cette dernière engendre le manque d’hydratation du ciment, la multiplication de microfissuration, de poudroiement et la réduction de la résistance aux sels fondants. D’où la nécessité d’utiliser une bâche isolante.

Les actions possibles selon les températures

L’alternance du gel et du dégel est susceptible de générer des dégradations aux ouvrages et aux revêtements à base de béton. La variation de la température devient également problématique lors de la préparation et la pose de ce matériau.

Un climat supérieur à 5 °C

Quand la température à l’extérieur de la maison atteint les alentours de 5 °C, le béton met 10 h pour prendre. En saison chaude qui véhicule les 20 °C, ce phénomène lui demande 2 h 30 min Les résistances obtenues en compression pendant 2 j se résument à 2 MPa. À le comparer en été ou en automne, les résultats fluctuent autour de 15 à 20 MPa.

Un climat inférieur à 5 °C

Quand le temps est à moins de 5 °C, la prise du béton prend beaucoup plus de temps que d’habitude. L’évolution des réactions d’hydratation prend du retard. À cet effet, la baisse de température affaiblit considérablement la résistance de l’ouvrage. Les professionnels conseillent alors de rallonger le délai de coffrage.

Un climat supérieur à 0 °C

À ce stade, la même fragilité recèle à travers l’ouvrage. La prise du béton s’effectue petit à petit et ne débute que tardivement. Le durcissement garde également le même rythme. La cinétique de l’hydratation du ciment arrête de prendre si la température stagne ou descend à l’inférieur de 0 °C.

En ces raisons, le froid reste un facteur déterminant qui risque de détériorer irréversiblement la qualité de l’ouvrage. La vérification de la température in situ est de rigueur pour engager certaines dispositions.

La basse température intervient sur les caractéristiques mécaniques et physiques de l’élément. Elle agit directement sur du béton frais, ce qui sous-entend avant la prise. Elle exerce également ces effets sur le béton jeune : le revêtement juste après la prise.

bétonnage par temps froid

Précautions à prendre pour le bétonnage par temps froid

De nombreuses études et mises en situation ont aidé à évaluer l’influence des paramètres qui caractérisent la composition du béton et de sa durabilité face au gel.

Ces travaux ont conduit vers la mise en place d’une science sûre et d’exigences normatives strictes dans la consolidation de structures en béton par temps de froid. Suivant les astuces et les dispositions à prendre pour y arriver sans peine:

Travailler avec du béton de qualité

Le dosage des ingrédients composant le revêtement ne doit pas être pris à la légère. L’ordre du calcul part par la voie classique, obtenue sous la formule E/C très bas, inférieur ou égal à 0,50 ou 0,45. La matière doit disposer d’une faible teneur en eau : inférieur à 180l/m3 et d’une teneur en ciment qui varie autour de 360 à 375 kg/m3.

L’idée de base est de maintenir la teneur en eau à ce même pourcentage en dépit d’ajout d’autres particules comme du colorant relatif aux ouvrages colorés. Dans tous les cas, il faut veiller à réduire au mieux la quantité d’eau.

Certains décident d’adapter la formule dans la finalité de précipiter le durcissement de la matière. Dans ces conditions, l’idéal est de recourir au ciment de type « r » ou de type « CEM I », et de classe 42,5 ou 52,5. Ces ciments possèdent des propriétés à haute résistance, accompagnée par sa chaleur d’hydratation élevée et une capacité de durcissement accéléré.

Utiliser un additif entraîneur d’air

Pour réguler le dosage des composants, les professionnels conseillent l’utilisation d’adjuvants appropriés à chaque situation. Sur le marché, il existe des réducteurs d’eau, des accélérateurs de prise, des accélérateurs de durcissement, et également des granulats non gélifs.

En effet, la disposition d’un bon réseau de bulles d’air entrainé conditionne la résistance à l’écaillage du béton. Une forte teneur en air avec des bulles d’air disposées sur un facteur d’espacement inférieur à 200 µm permet de limiter les écaillages causés par le cycle de dégel et de gel entraîné par la présence de sel de déverglaçages.

Pourquoi éviter l’exécution par les temps froids?

Le bétonnage par temps froid n’est pas conseillé sous réserve d’appliquer des solutions appropriées à la situation. Le froid exerce des dommages irréversibles sur les ouvrages en entrainant la fragilité de la structure.

L’eau de gâchage gèle une fois exposée à la basse température et conduit à la fissuration et à la destruction de la couche. De multiples paramètres entrent en action pour réduire au maximum la résistance du béton.